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Lettre de report de l'AG annuelle des copropriétaires

Lettre de report de l’AG annuelle des copropriétaires : guide complet

Lettre de report de l'AG annuelle des copropriétaires
Mis à jour
25
/
09
/
2026
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Demande de décalage de l’assemblée, Report de la réunion de copro
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Lettre de report de l'AG annuelle des copropriétaires
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La lettre de report de l’Assemblée Générale (AG) annuelle des copropriétaires est le courrier par lequel un syndic informe l’ensemble des copropriétaires que l’assemblée générale prévue ne se tiendra pas à la date annoncée. Elle s’impose dès qu’un événement rend la réunion impossible ou prive les copropriétaires d’une information complète.

Ce report n’est pas organisé par les textes. La loi du 10 juillet 1965 et le décret du 17 mars 1967 ne connaissent que la convocation, et l’article 9 de ce décret impose qu’elle soit notifiée au moins vingt et un jours avant la date de la réunion. Reporter une assemblée revient donc, juridiquement, à annuler la convocation initiale et à en émettre une nouvelle.

Dans cet article, tu découvriras ce qu’est le report d’une assemblée générale de copropriété, quand y recourir, comment l’annoncer correctement et les éléments que la lettre doit contenir.

Table des matières

Qu’est-ce que le report d’une assemblée générale de copropriété ?

Le report est la décision de ne pas tenir l’assemblée à la date prévue et de la reporter à une date ultérieure. Il émane en principe du syndic, qui a la charge de convoquer l’assemblée, et peut aussi résulter d’une décision prise en séance lorsque les copropriétaires présents constatent qu’ils ne peuvent pas délibérer utilement.

Aucun texte ne prévoit de procédure de report. La convocation assemblée générale de copropriété obéit à l’article 9 du décret du 17 mars 1967, qui exige une notification au moins vingt et un jours avant la date de la réunion, sauf urgence et sous réserve d’un délai plus long prévu par le règlement de copropriété.

La conséquence est décisive et souvent mal comprise. Le délai de convocation d’une assemblée générale de copropriété se calcule par rapport à la date effectivement retenue, et non par rapport à celle initialement envisagée. Un syndic ne peut donc pas se contenter d’informer d’un changement de date en s’appuyant sur la convocation initiale : il doit adresser une nouvelle convocation respectant intégralement le délai de vingt et un jours. À défaut, l’assemblée reportée est irrégulière et ses décisions annulables.

Quand reporter l’assemblée générale annuelle ?

1. En cas d’empêchement du syndic ou du conseil syndical

Maladie du gestionnaire en charge du dossier, changement de syndic en cours de préparation, indisponibilité du président du conseil syndical dont la présence est indispensable à la présentation des comptes : ces situations justifient un report plutôt qu’une assemblée bâclée.

Le motif de report d’une assemblée générale de copropriété doit rester objectif. Un simple manque de disponibilité du gestionnaire, invoqué de façon répétée, expose le syndic à une mise en cause de sa responsabilité pour faute de gestion, l’article 7 du décret du 17 mars 1967 lui imposant de convoquer une assemblée au moins une fois par an.

2. Lorsque les documents obligatoires ne sont pas prêts

La convocation doit être accompagnée des pièces permettant aux copropriétaires de voter en connaissance de cause : comptes du syndicat, annexes comptables, projet de budget prévisionnel, devis pour les travaux soumis au vote, contrats proposés au renouvellement.

Un devis manquant sur un poste de travaux important, une annexe comptable erronée ou un rapport du conseil syndical non transmis rendent le vote fragile. Mieux vaut reporter que laisser adopter des résolutions annulables, car la jurisprudence applique strictement l’exigence d’information préalable.

3. En cas d’événement rendant la tenue impossible

Indisponibilité de la salle, sinistre dans l’immeuble, grève des transports, conditions météorologiques exceptionnelles, mesures administratives restreignant les rassemblements : ces événements extérieurs justifient un report sans discussion possible.

Dans ces hypothèses, le report doit être annoncé le plus tôt possible et par le canal le plus rapide, quitte à doubler l’information d’un courriel ou d’un affichage dans le hall en attendant la nouvelle convocation formelle.

4. Lorsque l’assemblée ne peut pas délibérer utilement

Il arrive que le report soit décidé en séance, lorsque les copropriétaires présents constatent qu’un dossier n’est pas mûr ou qu’une information essentielle manque. La question peut alors être renvoyée à une assemblée ultérieure.

Attention à la portée de cette décision. Renvoyer un point de l’ordre du jour à une prochaine assemblée n’exonère pas d’une nouvelle convocation en bonne et due forme pour cette assemblée-là. Le procès-verbal doit acter clairement ce qui a été voté et ce qui a été renvoyé.

Comment annoncer le report correctement ?

Étape 1 : Informe tous les copropriétaires sans délai

Dès la décision prise, l’information doit partir vers l’ensemble des copropriétaires, y compris ceux qui n’avaient pas prévu d’assister. Certains ont organisé un déplacement, d’autres ont déjà envoyé un pouvoir ou un formulaire de vote par correspondance.

Utilise le fichier des copropriétaires à jour et vérifie les adresses de notification, notamment celles des copropriétaires bailleurs domiciliés ailleurs. Un copropriétaire non informé qui se présente devant une porte close aura toutes les raisons de contester la régularité de la démarche.

Conseil d’expert : Double systématiquement l’information formelle d’un courriel et d’un affichage dans le hall dès la décision de report. Ces canaux n’ont aucune valeur juridique mais évitent des déplacements inutiles, et cette attention pratique désamorce l’essentiel des reproches faits au syndic.

Étape 2 : Justifie le motif du report

La lettre expose le motif de façon factuelle et vérifiable. Un report annoncé sans explication alimente immédiatement la suspicion, en particulier lorsque l’ordre du jour comportait des points sensibles comme le renouvellement du mandat du syndic ou l’approbation de comptes contestés.

Reste sobre et précis. “L’assemblée est reportée en raison de l’indisponibilité de la salle initialement réservée, l’établissement ayant annulé la mise à disposition le 3 septembre” vaut mieux qu’une formule vague évoquant des raisons d’organisation.

Étape 3 : Annonce la nouvelle date envisagée

Indique la date, l’heure et le lieu de la réunion reportée, ou à défaut la période à laquelle elle se tiendra. Un report annoncé sans perspective de nouvelle date inquiète et donne le sentiment d’une dérive de gestion.

Rappelle expressément qu’une nouvelle convocation, respectant le délai légal de vingt et un jours, sera adressée pour cette nouvelle date. Cette précision évite qu’un copropriétaire ne considère la convocation initiale comme toujours valable pour la date reportée.

Étape 4 : Règle le sort des pouvoirs et des votes déjà reçus

Les pouvoirs et les formulaires de vote par correspondance transmis pour l’assemblée initiale posent une difficulté pratique. La solution la plus sûre consiste à les considérer comme caducs et à inviter chaque copropriétaire à en établir de nouveaux pour la date reportée.

La lettre doit le dire clairement et proposer de renvoyer les formulaires avec la nouvelle convocation. Réutiliser un pouvoir donné pour une réunion qui ne s’est pas tenue expose les délibérations à une contestation.

Conseil d’expert : Profite du report pour purger les points faibles du dossier : devis manquants, annexes comptables à corriger, résolutions mal rédigées. Une assemblée reportée puis tenue sur un dossier complet vaut infiniment mieux qu’une assemblée tenue à la date prévue dont les décisions seront annulées six mois plus tard.

Étape 5 : Adresse une nouvelle convocation en bonne et due forme

La lettre de report n’est qu’une information. Seule une nouvelle convocation, notifiée au moins vingt et un jours avant la date retenue et accompagnée de l’ensemble des pièces obligatoires, permet à l’assemblée de délibérer valablement.

Cette convocation est notifiée par lettre recommandée avec accusé de réception, par remise contre émargement, par acte de commissaire de justice, ou par voie électronique lorsque le copropriétaire a expressément donné son accord à ce mode de notification.

Que doit contenir la lettre de report ?

  • L’identification de la copropriété et du syndic : Nom de la copropriété, adresse de l’immeuble, dénomination du syndic, adresse de son siège, numéro de carte professionnelle et coordonnées du gestionnaire en charge du dossier.
  • La date initialement prévue et le motif du report : Date, heure et lieu de l’assemblée annulée, rappel de la date de notification de la convocation initiale, puis exposé factuel et vérifiable du motif justifiant le report.
  • La nouvelle date envisagée : Date, heure et lieu de la réunion reportée, ou à défaut la période dans laquelle elle se tiendra, avec l’engagement de communiquer la date définitive dans un délai annoncé.
  • Les modalités de la nouvelle convocation : Mention expresse qu’une nouvelle convocation sera notifiée dans le respect du délai légal de vingt et un jours prévu par l’article 9 du décret du 17 mars 1967, et qu’elle seule vaudra convocation à l’assemblée reportée.
  • Le sort des pouvoirs et votes déjà transmis : Indication que les pouvoirs et formulaires de vote par correspondance adressés pour l’assemblée initiale sont caducs, et que de nouveaux documents seront joints à la prochaine convocation.
  • Le maintien ou la modification de l’ordre du jour : Précision indiquant si l’ordre du jour sera repris à l’identique ou complété, et rappel du droit de chaque copropriétaire de demander l’inscription de questions supplémentaires dans les conditions prévues par le décret.
  • La date, la signature et les coordonnées de contact : Courrier daté et signé par le représentant du syndic, avec un interlocuteur identifié, un numéro de téléphone et une adresse de courriel pour toute question relative au report.

Conseils pratiques pour le syndic

  • Respecte le délai légal de convocation : L’article 9 du décret du 17 mars 1967 impose une notification au moins vingt et un jours avant la date de la réunion, calculée par rapport à la date effectivement retenue. Le délai court à compter du lendemain de la première présentation du courrier recommandé, ce qui impose d’envoyer vingt-cinq à vingt-huit jours avant pour absorber les délais postaux.
  • Conserve la preuve de l’envoi aux copropriétaires : Accusés de réception, émargements, actes de commissaire de justice ou preuves de notification électronique pour les copropriétaires ayant donné leur accord exprès. L’absence de preuve d’envoi à un seul copropriétaire suffit à fragiliser l’ensemble des décisions prises.
  • Anticipe l’approbation des comptes annuels : Le syndic doit convoquer l’assemblée ordinaire au moins une fois par an, notamment pour faire approuver les comptes et voter le budget prévisionnel. Un report qui repousse cette échéance de plusieurs mois désorganise les appels de fonds et expose le syndic à une mise en cause de sa responsabilité.
  • Vérifie la complétude des pièces annexées : Comptes du syndicat et annexes comptables, projet de budget prévisionnel, devis pour chaque poste de travaux soumis au vote, contrats proposés au renouvellement, rapport du conseil syndical. Une pièce manquante est l’un des motifs d’annulation les plus fréquemment retenus.
  • Tiens le fichier des copropriétaires à jour : Adresses de notification, changements de propriétaire intervenus depuis la dernière assemblée, indivisions et usufruits, mandataires communs. Une convocation adressée à un ancien propriétaire ou à une mauvaise adresse ouvre la voie à la contestation.
  • Informe le conseil syndical en amont : Associer le conseil syndical à la décision de report et à la fixation de la nouvelle date évite qu’il ne découvre l’information en même temps que les copropriétaires. Cette association renforce la crédibilité du motif invoqué.

Conseil d’expert : Archive l’intégralité du dossier de report : décision motivée, preuves d’envoi de la lettre d’information, nouvelle convocation avec ses accusés de réception et bordereau des pièces annexées. Si une décision de l’assemblée reportée est contestée, c’est ce dossier qui démontre la régularité de la démarche.

Points clés à retenir

La lettre de report de l’AG annuelle des copropriétaires n’est prévue par aucun texte, mais elle est indispensable en pratique dès qu’une assemblée ne peut pas se tenir à la date annoncée. Le point juridique déterminant tient au délai : l’article 9 du décret du 17 mars 1967 exige une notification au moins vingt et un jours avant la date de la réunion effectivement retenue. Un syndic ne peut donc jamais se contenter d’informer d’un changement de date en s’appuyant sur la convocation initiale, sous peine de voir l’assemblée reportée déclarée irrégulière et ses décisions annulées. La lettre doit exposer un motif factuel, annoncer la nouvelle date, indiquer que les pouvoirs et votes par correspondance déjà transmis sont caducs, et préciser qu’une nouvelle convocation complète suivra. Le report reste par ailleurs une mesure exceptionnelle : le syndic demeure tenu de convoquer une assemblée au moins une fois par an, notamment pour l’approbation des comptes et le vote du budget prévisionnel.

Questions fréquemment posées

Quel délai de convocation pour une assemblée générale de copropriété ?
Le syndic peut-il reporter l’AG annuelle ?
Quels motifs justifient un report ?
Que risque une copropriété sans AG annuelle ?
Comment doit être envoyée la convocation ?
Les copropriétaires peuvent-ils demander une AG ?
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