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Notification d'un projet de cession d'actions

Modèle et exemple de notification d'un projet de cession d'actions

Notification d'un projet de cession d'actions
Mis à jour
29
/
01
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2026
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Information préalable de transfert d’actions, Avis de cession d’actions
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Notification d'un projet de cession d'actions
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La notification d’un projet de cession d’actions est un document clef lorsqu’un actionnaire souhaite transférer tout ou une partie de ses titres à une autre personne. C’est l’acte officiel qui informe la société et les autres actionnaires du projet de cession et déclenche la procédure d’agrément ou de préemption prévue par les statuts. Cette notification est essentielle pour sécuriser le transfert des actions et éviter qu’une cession soit contestée par le futur. Elle doit donc être rédigée avec précision et dans le respect du Code de commerce. 

Dans cet article, tu découvriras ce qu’est une notification d'un projet de cession d’actions, quand tu dois en établir une, comment la rédiger et ce qu’elle doit impérativement contenir.

Table des matières

Qu’est-ce qu’une notification d'un projet de cession d’actions ?

La notification d’un projet de cession d’actions est un document écrit adressé par un actionnaire à la société pour l’informer de son intention de céder ses actions. Cette procédure intervient principalement lorsque les statuts prévoient une clause d’agrément, c’est-à-dire une obligation d’obtenir l’accord de la société ou des autres actionnaires avant toute cession. Cette obligation existe très souvent dans les SAS et dans certaines SA non cotées. Conformément à l’article L.228-23 du Code de commerce, la société doit être avisée afin de statuer sur l’acceptation ou le refus de l’acquéreur proposé. La notification permet donc d’établir une traçabilité claire, de déclencher les délais légaux et de protéger l’opération contre tout litige.

Quand utiliser une notification d'un projet de cession d’actions ?

La notification est obligatoire ou fortement recommandée dans de nombreux cas, puisqu’elle sécurise la procédure et évite que la société conteste la cession par la suite.

1. Lorsque les statuts imposent une clause d’agrément

Dans de nombreuses SAS, la clause d’agrément est un outil fondamental de contrôle du capital, car elle permet à la société de choisir qui peut devenir actionnaire. Lorsqu’un associé prévoit de céder ses actions, la notification sert d’acte déclencheur : elle informe officiellement la société qu’un transfert est envisagé et ouvre le délai durant lequel les organes compétents doivent se prononcer. Sans cette notification, la société pourrait considérer que le cédant a tenté d’opérer une cession irrégulière, ce qui rendrait le transfert inopposable et pourrait engager sa responsabilité. La notification permet ainsi de garantir que la procédure est respectée, que le futur acquéreur est examiné en bonne et due forme, et que la cession ne met pas en péril l’équilibre interne du capital.

Conseil d’expert : Avant de notifier la cession, demande une copie à jour des statuts et du pacte d’actionnaires. Beaucoup d’associés travaillent avec une version obsolète des statuts et ignorent qu’une clause d’agrément, de préemption ou de substitution a été ajoutée ou modifiée. Vérifie les dernières versions pour éviter les erreurs de procédure qui peuvent rendre la cession irrégulière.

2. Lorsque la cession s’effectue au profit d’un tiers extérieur

Dès qu’un actionnaire souhaite transmettre ses actions à une personne extérieure à la société, la notification devient un document essentiel, car elle donne aux autres associés l’information nécessaire pour évaluer la personnalité et les intentions du nouvel entrant. Introduire un tiers au capital peut avoir des conséquences importantes comme un changement de stratégie, une influence nouvelle sur les décisions collectives et même d’éventuels conflits d’intérêts. La notification permet donc aux actionnaires d’évaluer le sérieux, la compatibilité et la légitimité du candidat. Elle crée aussi un cadre transparent qui permet à chacun de préserver ses droits, notamment s’il existe un droit de préemption ou des conditions restrictives d’entrée dans le capital. Sans cette étape, la société perdrait le contrôle sur sa stabilité et ses équilibres internes.

3. Lors d’une transmission familiale, successorale ou patrimoniale

Même lorsqu’une cession s’inscrit dans un contexte familial ou successoral, la notification demeure indispensable, car elle formalise le transfert et permet à la société de s’assurer que les statuts sont respectés. Certaines sociétés souhaitent éviter l’entrée automatique d’héritiers ou de proches dans le capital afin de préserver la cohésion entre associés actifs. La notification offre donc la possibilité aux dirigeants et aux actionnaires de vérifier que le transfert reste conforme à leurs règles internes, d’anticiper d’éventuels conflits futurs et d’organiser sereinement la transmission. Elle permet aussi d’assurer une continuité administrative impeccable, notamment pour mettre à jour les registres de mouvements de titres et d’éviter des irrégularités pouvant compliquer la gestion future ou la gouvernance de l’entreprise.

Conseil d’expert : En cas de transmission familiale, il faut vérifier la valorisation des actions par un professionnel indépendant. Dans les opérations intrafamiliales, l’administration fiscale peut contester une sous-évaluation. Une estimation objective protège à la fois la société et les héritiers, notamment en cas de contrôle ou de litige successoral.

4. En cas de départ d’un associé fondateur ou d’un actionnaire historique

Le départ d’un associé fondateur représente un moment sensible dans la vie d’une société, car il peut affecter l’identité, la stabilité et la vision stratégique du projet global. La notification de cession joue ici un rôle clé : elle informe la société en amont, ce qui lui laisse le temps d’organiser un éventuel rachat interne, une redistribution du capital ou l’entrée d’un acquéreur aligné avec la vision initiale de la société. Elle permet aussi de vérifier que les conditions contractuelles associées au départ (clause de non-concurrence, obligations post-cession ou encore mécanismes de rachat prédéfinis) soient bien respectées. De plus, en structurant la procédure, la notification réduit le risque de désaccords au moment de la transition et sécurise les autres actionnaires qui doivent absorber ce changement majeur dans leur gouvernance.

5. Dans le cadre d’un rachat d’actions par la société

Une société peut faire le choix de racheter ses propres actions, notamment dans le cadre d’une stratégie de restructuration, de sortie d’un associé ou d’un mécanisme prévu par les statuts. La notification est alors indispensable pour formaliser ce processus et assurer sa conformité au Code de commerce. Elle permet aux organes dirigeants d’évaluer la pertinence du rachat, ses conséquences financières et sa compatibilité avec les capacités de trésorerie de l’entreprise. La notification sert également à vérifier que les conditions légales sont bien réunies, notamment le respect des limites de rachat, des financements disponibles et des motifs autorisés. Par ailleurs, elle crée une trace écrite précieuse pour les commissaires aux comptes ou les autorités fiscales, car elle montre que le rachat a été initié dans un cadre transparent et documenté.

Comment rédiger une notification d’un projet de cession d’actions ?

Rédiger une notification efficace implique plusieurs étapes essentielles afin de respecter à la fois la loi et les statuts internes.

1. Lis attentivement les statuts et le pacte d’actionnaires

Avant même de commencer à rédiger la notification, il est indispensable d’examiner les statuts et, lorsqu’il existe, le pacte d’actionnaires. Ces documents définissent la procédure exacte à suivre : délais d’agrément, modalités de vote, conditions de refus, règles d’envoi, ou encore restrictions spécifiques à certains types d’actions. Par exemple, certaines sociétés imposent un agrément obligatoire uniquement pour les cessions à des tiers, d’autres étendent cette exigence à toutes les transmissions, même familiales. Ce premier examen permet aussi d’identifier l’organe qui prendra la décision (président, assemblée général ou comité dédié) et d’anticiper les étapes suivantes. 

Conseil d’expert : Une lecture rigoureuse des règles internes est indispensable pour éviter un rejet de la notification pour non-respect de la procédure prévue.

2. Décris les actions faisant l’objet de la cession

La notification doit décrire les actions de manière précise et exhaustive afin d’éviter toute ambiguïté. Il s’agit d’indiquer non seulement le nombre d’actions, mais aussi leur catégorie (actions ordinaires, actions de préférence), leur valeur nominale, leur code interne si la société en utilise un, ainsi que la fraction du capital qu’elles représentent. Cette description est essentielle pour permettre à la société de vérifier la cohérence de la demande et d’identifier l’impact éventuel sur la répartition du capital. Elle facilite également la mise à jour ultérieure du registre des mouvements de titres et évite d’éventuelles contestations en cas de cession partielle d'un bloc ou de confusion entre différentes catégories d’actions. 

Conseil d’expert : Plus ta description des actions à céder sera détaillée, plus le processus d’agrément sera rapide et sécurisé.

3. Identifie clairement le futur acquéreur

L’identité de l’acquéreur potentiel est un élément fondateur d’une notification de cession. La société doit connaître le nom ou la raison sociale de l’actionnaire potentiel, mais aussi des informations fiables permettant de l’identifier sans doute possible : adresse, forme juridique, numéro d’immatriculation, et parfois même justificatifs d’identité. Ces informations permettent aux actionnaires d’évaluer si l’entrée de cette personne dans le capital est compatible avec les objectifs, les valeurs ou la stratégie de la société. 

Conseil d’expert : Dans certains secteurs réglementés, les informations sur l’acquéreur permettent de vérifier l’absence de risques juridiques ou financiers. Une identification complète et transparente est donc un point indispensable à toute décision d’agrément.

4. Précise le prix et les modalités de la cession

Même lorsque les statuts n’imposent pas d’indiquer le prix, il est fortement recommandé de l’intégrer à la notification. Cette information permet aux actionnaires de comprendre les conditions économiques du transfert et facilite l’exercice éventuel d'un droit de préemption, puisque celui-ci doit s’exercer à un prix équivalent. Mentionner les modalités de paiement (comptant, échelonné ou paiement conditionné) contribue également à la transparence du processus et permet d’éviter toute contestation ultérieure. Dans le cas de cessions intragroupes ou dans un contexte familial, le prix peut servir d’indicateur de valorisation et être utile pour informer les obligations fiscales ou comptables. Plus les conditions financières sont claires, plus la procédure sera fluide.

Conseil d’expert : Même si la loi ne l’exige pas, mentionner les modalités de paiement permet d’activer un éventuel droit de préemption à des conditions strictement identiques. 

5. Rédige et envoie la notification selon les formes prévues

L’envoi de la notification doit respecter scrupuleusement les modalités prévues par les statuts. Certaines sociétés exigent un envoi en recommandé avec accusé de réception, d’autres acceptent une remise en main propre contre signature ou encore une transmission électronique par plateforme sécurisée. Ce point est crucial car la date de réception détermine le point de départ des délais légaux ou statutaires d’agrément. Une notification envoyée de manière incorrecte peut être considérée comme non recevable, ce qui retarde la procédure et peut compromettre toute l’opération. 

Conseil d’expert : Pour éviter tout litige, il est recommandé de conserver une preuve d’envoi et de réception et, si possible, de doubler l’envoi d’un email informatif.

6. Déclenche les délais d’agrément prévus par la loi

Lorsque la notification est correctement transmise, elle déclenche les délais dans lesquels la société doit répondre. Si les statuts ne prévoient rien, c’est l’article L.228-24 du Code de commerce qui s’applique et fixe un délai maximum de trois mois pour statuer. Pendant ce délai, l’organe compétent doit décider d’accepter ou de refuser l’acquéreur proposé, parfois en proposant un autre acheteur en remplacement s’il souhaite exercer un droit de substitution. L’absence de décision dans les délais impartis vaut en principe acceptation, ce qui protège l’actionnaire cédant contre les situations de blocage. 

Conseil d’expert : La notification lance le délai d’agrément et sécurise le droit de l’actionnaire à obtenir une réponse dans un cadre strictement défini.

Que doit contenir une notification d'un projet de cession d’actions ?

La notification doit être complète, précise et juridiquement solide. Voici les éléments indispensables à y intégrer.

  • Les informations complètes du cédant : Nom, prénom ou raison sociale, adresse, numéro d’immatriculation et toute information permettant d’identifier clairement l’actionnaire. La société doit pouvoir vérifier l’authenticité de la demande.
  • Les informations du potentiel acquéreur: Le document doit également inclure l’identité exacte de l’acquéreur envisagé. La décision d’agrément repose largement sur cette information, car elle conditionne l’équilibre futur du capital.
  • La description détaillée des actions cédées : Il est essentiel d’indiquer le nombre d’actions, leur catégorie, leur valeur nominale et les droits qui y sont attachés. Une description complète limite les risques d’erreur lors de la mise à jour des registres sociaux.
  • Le prix et les conditions du transfert : Le prix envisagé, les modalités de paiement et les éventuelles conditions suspensives qui permettent de clarifier la transaction dès le départ et de faciliter la suite du processus.
  • La base légale ou statutaire de la demande : La clause d’agrément applicable renforce la validité de la notification et rappelle le cadre juridique à respecter.
  • La date et la signature du cédant : La notification n’a de valeur que si elle est datée et signée. C’est cette date qui marque le début des délais d’agrément.

Conseil d’expert : Conserve systématiquement une copie datée et signée de la notification, accompagnée de la preuve d’envoi. En cas de contestation ou d’absence de réponse de la société, ce document sera indispensable pour démontrer que les délais d’agrément ont commencé à courir conformément à l’article L.228-24 du Code de commerce.

Conseils pratiques pour rédiger une notification d’un projet de cession d’actions

  • Consulte systématiquement les statuts avant toute rédaction : Chaque société a ses propres mécanismes. Un oubli ou une mauvaise interprétation peut annuler ou retarder tout le processus.
  • Effectue une rédaction précise et rigoureuse : La notification doit être claire, structurée et sans ambiguïté. Les informations incomplètes ou approximatives sont l’une des causes principales de refus d’agrément.
  • Fournis toutes les informations sur l’acquéreur dès le départ : Plus ta notification est complète, plus le processus d’agrément sera fluide. Les sociétés refusent souvent les dossiers incomplets.
  • Utilise un outil fiable pour structurer ta notification : Un générateur de documents juridique comme Legally.io garantira que tu inclues bien toutes les mentions nécessaires selon la forme juridique de ta société.
  • Conserve toutes les preuves d’envoi et de réception : Garde précieusement les preuves de transmission (accusé de réception, copie signé ou preuve d’email sécurisé). En cas de litige, c’est le seul moyen de prouver que tu as respecté les délais légaux.

Points clés à retenir

La notification d’un projet de cession d’actions est un document essentiel pour toute société soumise à une procédure d’agrément ou de préemption.  Elle permet d’informer la société de la mise à jour des actions, de déclencher les délais légaux et d’effectuer un transfert officiel des titres. Une notification bien rédigée évite les litiges et garantit la conformité de la procédure. 

Grâce au modèle structuré  de Legally.io, tu peux préparer un document complet et conforme en quelques minutes.

Questions fréquemment posées

Qu’est-ce qu’un transfert d’actions ?
L’approbation des actionnaires est-elle obligatoire pour transférer des actions ?
Quelles formalités doivent être accomplies avant un transfert d’actions ?
Les actionnaires peuvent-ils refuser un transfert d’actions ?
Comment procéder au transfert après l’approbation des actionnaires ?
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