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Mise en demeure de cesser une contrefaçon de marque ou brevet avant poursuite judiciaire

Modèle d'avis formel de mise en demeure de faire cesser la contrefaçon d’une marque ou d’un brevet

Mise en demeure de cesser une contrefaçon de marque ou brevet avant poursuite judiciaire
Mis à jour
29
/
01
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2026
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Lettre de mise en demeure pour contrefaçon, Notification de violation de propriété intellectuelle
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Mise en demeure de cesser une contrefaçon de marque ou brevet avant poursuite judiciaire
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La mise en demeure pour cesser la contrefaçon ou l’utilisation d’une marque ou un brevet est un document juridique essentiel pour protéger tes droits lorsque quelqu’un exploite ton signe distinctif ou ton invention sans autorisation. Elle sert à formaliser ta position, poser un cadre légal clair et demander l’arrêt immédiat de l’atteinte. Ce courrier constitue souvent la première étape avant un éventuel recours judiciaire et permet de résoudre rapidement un litige.

Dans cet article, tu vas découvrir ce qu’est une mise en demeure liée à la contrefaçon, quand l’envoyer, comment la rédiger efficacement, ce qu’elle doit contenir et les conseils pratiques pour la rendre valable devant la loi.

Table des matières

Qu’est-ce qu’une mise en demeure de faire cesser la contrefaçon d’une marque ou d’un brevet ?

La mise en demeure est un courrier officiel par lequel tu demandes formellement à une personne ou à une entreprise de mettre fin à une atteinte à ton droit de marque ou à ton brevet. Elle repose sur les dispositions du Code de la propriété intellectuelle, notamment les articles L713-2 et suivants pour les marques, et L615-1 et suivants pour les brevets. Ces derniers sanctionnent toute reproduction, imitation, fabrication, détention ou commercialisation non autorisée.

Ce document rappelle l’existence de ton titre, détaille les faits de contrefaçon et exige l’arrêt immédiat de l’infraction. En pratique, cette démarche sert à prouver ta bonne foi, montrer que tu as tenté une résolution amiable et préparer une éventuelle action judiciaire. Une mise en demeure bien rédigée peut suffire à faire cesser l’exploitation illicite sans passer par un procès, ce qui en fait un outil stratégique dans la gestion de la propriété intellectuelle.

Quand utiliser une mise en demeure visant à faire cesser la contrefaçon ?

Tu dois envoyer une mise en demeure dès qu’un tiers porte atteinte à ton droit exclusif. Certaines situations rendent cette démarche indispensable.

1. Utilisation d’un signe identique ou semblable à ta marque

Cette procédure est clé lorsqu’un concurrent adopte un signe trop proche du tien, que ce soit un nom, un logo, un slogan ou même un emballage. En effet, cela peut créer un risque réel de confusion dans l’esprit du public. Ce risque suffit, dans le droit français, à caractériser une atteinte au monopole conféré par ta marque enregistrée. L’article L713-3 du Code de la propriété intellectuelle sanctionne ce type d’usage, qu’il soit volontaire ou non. Une mise en demeure devient alors essentielle pour rappeler la portée de ta protection, exiger l’arrêt immédiat de l’exploitation litigieuse et ainsi prévenir une dégradation de ta réputation ou une perte de clientèle. Elle permet aussi d’ouvrir un échange formel, souvent nécessaire pour éviter une procédure judiciaire plus lourde.

2. Exploitation d’un brevet sans autorisation

La mise en demeure est également utile si une entreprise utilise ou reproduit ton invention brevetée sans ton accord, que ce soit un procédé industriel, un mécanisme technique, un équipement ou une technologie. On parle alors d’exploitation illicite au sens des articles L615-1 et suivants du Code de la propriété intellectuelle. Cette atteinte peut générer des dommages conséquents, car elle prive le titulaire du brevet de l’exclusivité pour laquelle il a investi dans la recherche et dans le dépôt. Une mise en demeure te permet d’exposer clairement les preuves de la reproduction, d’exiger l’arrêt immédiat des actes concernés et d’annoncer une évaluation ultérieure du préjudice, notamment en termes de détournement de clientèle ou d’usurpation de savoir-faire. Ce courrier prépare le terrain pour d’éventuelles mesures plus contraignantes si l’auteur de la violation refuse de coopérer.

3. Commercialisation de produits contrefaits

La mise en vente d’articles reproduisant illégalement ta marque ou ton brevet peut rapidement s’étendre sur les plateformes de vente en ligne, les réseaux sociaux ou autres distributeurs. Dans ce contexte, la mise en demeure sert non seulement à exiger le retrait immédiat des produits, mais aussi à obtenir des informations sur l’origine des marchandises et les partenaires impliqués dans la fabrication ou la distribution. Elle peut également demander la destruction des stocks contrefaisants, une mesure souvent indispensable pour éviter une nouvelle diffusion. Ce type d’intervention permet d’interrompre rapidement la chaîne de commercialisation, de limiter les pertes financières et de préserver l’intégrité de ton image de marque.

4. Poursuite d’un usage après la fin d’un contrat

Après la résiliation d’un contrat de franchise, de licence ou de distribution, il arrive souvent qu’un ancien partenaire continue d’utiliser ta marque, ton nom commercial, ta méthode ou ta technologie protégée. Cet usage devient immédiatement illicite dès la fin du contrat. Une mise en demeure est alors le moyen le plus efficace pour rappeler les obligations post-contractuelles, notamment l’arrêt total de l’exploitation et le retrait des éléments visuels protégés. Ce courrier permet également de demander la suppression des supports marketing existants et le démontage des enseignes ou outils portant ta marque. Il sert à rétablir ton droit exclusif et à éviter que l’entreprise sortante continue de profiter indûment de ta notoriété ou de ton innovation.

5. Usage parasitaire ou déloyal

Certaines entreprises tentent de profiter de la notoriété d’une marque en reprenant ses codes graphiques, son univers visuel ou les éléments qui lui sont associés, sans pour autant copier directement la marque ou le brevet. Ce comportement, qualifié de parasitisme ou de concurrence déloyale, peut affaiblir ta réputation et semer la confusion auprès de tes clients. Une mise en demeure est alors indispensable pour dénoncer ces pratiques, démontrer leur caractère abusif et exiger la cessation de tout comportement touchant à ton territoire commercial. Elle permet de réaffirmer la singularité de ton identité, de protéger la valeur immatérielle de ton activité et de prévenir une dilution progressive de ton image.

Comment rédiger une mise en demeure pour contrefaçon de marque ou brevet ?

1. Rassemble les preuves et documents justificatifs

Avant de rédiger une mise en demeure, il est essentiel de constituer un dossier solide regroupant toutes les preuves disponibles : certificat de dépôt, numéro d’enregistrement, captures d’écran, achats test, constats d’huissier, factures, échanges d’emails ou même avis clients signalant une confusion. Ce travail préliminaire permet non seulement de démontrer objectivement la contrefaçon, mais également d’identifier l’étendue de l’exploitation illégale, les canaux de diffusion et son impact commercial. Plus tes pièces justificatives seront précises et datées, plus ton courrier gagnera en crédibilité et réduira les possibilités pour le contrefacteur de nier ou de minimiser les faits.

Conseil d’expert : Fais établir un constat d’huissier dès que possible lorsque la contrefaçon est visible en ligne. Cela garantira une preuve incontestable, datée et opposable en justice, surtout si l’auteur supprime rapidement le contenu litigieux.

2. Décris clairement les faits et la violation constatée

La description des faits doit être exhaustive, structurée et facile à comprendre pour que le destinataire n’ait aucun doute sur la nature des actes reprochés. Indique comment la contrefaçon a été détectée, quand elle a commencé, quels produits ou services sont concernés et par quels biais ils sont commercialisés ou diffusés.

Conseil d’expert : Ton texte doit être spécifique. Note les volumes estimés, les plateformes utilisées, les lieux de vente ou les étapes techniques copiées pour démontrer l’importance du préjudice. Cette clarté joue un rôle déterminant puisqu’elle démontrera ta maîtrise du dossier et la partie adverse ne pourra ainsi plus contester la réalité ou la gravité de l’infraction.

3. Exige explicitement la cessation immédiate

La mise en demeure doit comporter des demandes précises et opérationnelles. Celles-ci doivent être compréhensibles pour la partie adverse. Indique clairement les actions attendues : cessation de fabrication, retrait des produits du marché, suppression de visuels, fermeture d’une page web, arrêt d’une publicité ou destruction de stocks. Il peut être utile d’ajouter des instructions concernant une confirmation écrite d’exécution ou une liste des mesures entreprises. Inclus un délai raisonnable (souvent entre 7 et 15 jours) pour renforcer la portée juridique du courrier tout en permettant une réponse rapide, évitant ainsi que la contrefaçon ne se poursuive ou ne s’amplifie.

Conseil d’expert : Fixe un délai de réponse clair et raisonnable et précise qu’en l’absence de réaction, tu te réserves le droit d’engager toute procédure utile. Cela renforce l’autorité du courrier et évite les contestations sur la notion de “délai suffisant”.

4. Mentionne les conséquences juridiques en cas de refus

La mise en demeure doit rappeler fermement, mais sans agressivité, les risques encourus en cas de refus ou d’absence de réaction. Tu peux mentionner les articles du Code de la propriété intellectuelle qui sanctionnent la contrefaçon, les dommages et intérêts susceptibles d’être réclamés, la saisie ou la confiscation des marchandises ainsi que les mesures d’interdiction prononcées par les tribunaux. Selon la nature de l’atteinte, certaines infractions peuvent aussi relever du droit pénal. Cette section vise à informer, pas à intimider : elle montre simplement que tu connais tes droits et que tu es prêt à utiliser les voies appropriées si le litige n’est pas résolu amiablement.

Conseil d’expert : Pense à inclure une référence aux articles exacts du Code de la propriété intellectuelle (marques ou brevets) pour montrer que tu comprends tes droits. Ce simple ajout dissuade souvent le contrefacteur de poursuivre ses actes.

5. Envoie le courrier par lettre recommandée

L’envoi en recommandé avec accusé de réception est indispensable pour donner une date certaine à ta démarche et établir la preuve que le destinataire a bien reçu le courrier. Cette preuve sera utile en cas de procédure ultérieure, notamment pour montrer que tu as tenté une résolution amiable avant de saisir les tribunaux. 

Conseil d’expert : Il est également recommandé de conserver une copie complète de la lettre et de toutes les pièces jointes (en version papier et numérique) afin de constituer une archive exploitable sur plusieurs années. Ce formalisme simple mais essentiel renforce la rigueur de ta démarche et protège tes intérêts.

Que doit contenir une mise en demeure pour contrefaçon ?

Pour être valide et efficace, ce document doit inclure plusieurs éléments précis.

  • L’identité complète des parties : Tes coordonnées complètes ainsi que celles du destinataire doivent apparaître clairement dans la mise en demeure. Ceci permet d’éviter toute contestation ultérieure sur l’auteur du courrier ou le véritable responsable des actes de contrefaçon.
  • La description détaillée de la marque ou du brevet : Mentionne le numéro d’enregistrement, la date de dépôt et les éléments couverts par la protection. Pour une marque, rappelle les classes concernées. Pour un brevet, indique le titre de l’invention et son champ technique.
  • L’exposé des faits de contrefaçon : Présente les preuves, les exemples concrets et les conséquences économiques ou commerciales subies. Cette section doit être bien structurée pour montrer un point de vue solide.
  • La demande de cessation immédiate : Formule des exigences précises et réalistes. Il faut notamment demander l’arrêt d’exploitation, le retrait des produits, la suppression des contenus, la communication de documents, etc.
  • Le délai de réponse et les suites possibles : Fixe un délai clair et annonce que l’absence de réaction pourrait entraîner une action judiciaire. Cette transparence renforce la portée du document.

Conseils pratiques pour rédiger une mise en demeure efficace

Voici quelques recommandations utiles pour optimiser la force juridique de ton courrier.

  • Reste précis, objectif et factuel : Un ton neutre et professionnel renforce la crédibilité de ton courrier. Les juges apprécient les mises en demeure rédigées sans agressivité et basées sur des faits vérifiables.
  • Appuie-toi sur les textes légaux adaptés : Référence les bons articles du Code de la propriété intellectuelle pour solidifer ton positionnement en tant que titulaire légitime du titre.
  • Utilise un générateur de documents fiable : Les outils comme Legally.io te permettront de créer un document conforme aux exigences du droit français. Ils  intègrent automatiquement les mentions obligatoires et une structure juridique solide.
  • Conserve toutes les pièces et échanges : La mise en demeure, les preuves d’envoi, les preuves de contrefaçon et la réponse éventuelle du contrevenant doivent être archivées. Elles pourront être utilisées lors d’une procédure en contrefaçon.
  • Demande conseil si la situation est complexe : Dans les affaires à fort enjeu ou en présence d’un contrefacteur récalcitrant, obtenir l’avis d’un avocat spécialisé peut sécuriser l’ensemble de ta stratégie.

Conseil d’expert : Avant d’envoyer ta mise en demeure, fais relire ton courrier par un professionnel du droit, surtout si les enjeux commerciaux sont importants. Une reformulation précise ou l’ajout d’un fondement juridique oublié peut renforcer sensiblement l’efficacité de ta démarche.

Points clés à retenir

La mise en demeure est un outil juridique essentiel pour protéger ta marque ou ton brevet. Elle permet d'exiger l'arrêt immédiat d’un usage non autorisé, tout en préparant une éventuelle action judiciaire. 

Un document bien structuré, précis et appuyé sur des preuves solides est souvent suffisant pour obtenir une cessation rapide des actions de la partie adverse. En maîtrisant sa rédaction, tu renforces ta capacité à protéger efficacement tes actifs immatériels.

Questions fréquemment posées

Qu’est-ce qu’une marque?
Qu’est-ce qu’un brevet?
Quelle protection offre l’enregistrement d’une marque ou d’un brevet?
Dans quelles situations ton concurrent est-il en tort?
Que faire si ton concurrent ne cesse pas ses actes?
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