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Réponse au bailleur suite à un congé avec offre de renouvellement

Modèle de réponse au bailleur suite à un congé avec offre de renouvellement

Réponse au bailleur suite à un congé avec offre de renouvellement
Mis à jour
26
/
09
/
2026
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Acceptation ou refus du renouvellement, Réponse à l’offre de prorogation
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Réponse au bailleur suite à un congé avec offre de renouvellement
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La réponse au bailleur suite à un congé avec offre de renouvellement est l’acte par lequel un locataire commercial prend position sur la proposition qui lui est faite de poursuivre le bail à de nouvelles conditions. Elle intervient dans une séquence où chaque délai compte et où le silence produit des effets.

Le congé avec offre de renouvellement est délivré par le bailleur au terme du bail. Il met fin au contrat en cours tout en reconnaissant le droit au renouvellement du preneur, et sert le plus souvent à réviser le loyer. Il se distingue en cela du congé avec refus de renouvellement, qui ouvre au preneur un droit à indemnité d’éviction.

Dans cet article, tu découvriras ce qu’est un congé avec offre de renouvellement, quand y répondre, comment formuler ta réponse et les éléments qu’elle doit contenir.

Table des matières

Qu’est-ce qu’un congé avec offre de renouvellement ?

Le bail commercial ne prend pas fin de plein droit à son terme. En l’absence de congé du bailleur ou de demande de renouvellement du preneur, il se prolonge tacitement pour une durée indéterminée, aux mêmes conditions. Le renouvellement naît donc soit d’une demande du locataire, soit d’un congé avec offre de renouvellement émanant du bailleur.

Ce congé est régi par les articles L. 145-9 et suivants du Code de commerce. Il doit être délivré par acte extrajudiciaire, six mois au moins avant l’échéance, pour le dernier jour du trimestre civil. À peine de nullité, il précise ses motifs et reproduit la mention légale avertissant le preneur qu’il doit saisir le tribunal dans le délai imparti s’il entend contester le congé ou réclamer une indemnité d’éviction.

Il ne s’agit donc pas d’une résiliation bail commercial au sens courant du terme. Le bailleur accepte le principe du renouvellement et formule une offre, généralement assortie d’un nouveau loyer. Attention toutefois à une subtilité importante : un congé offrant le renouvellement à des clauses et conditions différentes de celles du bail expiré, hors le prix, peut être requalifié en congé avec refus de renouvellement, ouvrant alors droit à indemnité d’éviction.

Quand répondre au congé du bailleur ?

1. Dès la réception, après vérification de la régularité de l’acte

Le premier réflexe consiste à contrôler la forme du congé : délivrance par acte de commissaire de justice, respect du préavis de six mois, effet fixé au dernier jour d’un trimestre civil, mention des motifs et reproduction des mentions imposées à peine de nullité.

Une irrégularité formelle n’est pas anodine. Un congé nul ne produit aucun effet et le bail se poursuit par tacite prolongation, ce qui peut jouer en faveur du preneur comme se retourner contre lui si la prolongation conduit à dépasser douze ans de durée effective.

2. Après analyse du nouveau loyer proposé

L’offre porte presque toujours sur le montant du loyer renouvelé. Ce loyer est en principe plafonné par la variation de l’indice des loyers commerciaux ou de l’indice des loyers des activités tertiaires depuis la dernière fixation.

Le bailleur peut toutefois invoquer un motif de déplafonnement, les cas étant limitativement énumérés par l’article L. 145-34 du Code de commerce : modification notable des caractéristiques du local, de sa destination, des obligations respectives des parties ou des facteurs locaux de commercialité. L’analyse de ce point conditionne toute la stratégie de réponse.

3. Avant l’expiration du bail en cours

Le congé prenant effet à une date déterminée, la réponse doit intervenir avant cette échéance pour éviter toute ambiguïté sur la situation d’occupation. Un preneur qui se maintient dans les lieux sans avoir pris position crée une incertitude préjudiciable aux deux parties.

En pratique, une réponse dans les trois mois de la réception du congé constitue un usage largement suivi, par symétrie avec le délai dont dispose le bailleur pour répondre à une demande de renouvellement formée par le preneur.

4. Tant que la prescription biennale n’est pas acquise

Les actions exercées en application du statut des baux commerciaux se prescrivent par deux ans. Ce délai encadre notamment la contestation du congé et la demande de fixation judiciaire du loyer renouvelé.

Ce délai ne doit pas être confondu avec le temps de la négociation. Attendre l’extrême limite pour saisir le juge des loyers commerciaux revient à négocier sans levier, le bailleur sachant que la prescription approche et que le preneur perdra tout recours.

Comment formuler la réponse correctement ?

Étape 1 : Accepte le renouvellement aux conditions proposées

C’est l’option la plus simple. Le preneur confirme par écrit qu’il accepte le renouvellement du bail aux clauses, conditions et loyer figurant dans le congé. Le bail renouvelé prend effet à la date indiquée, pour une durée de neuf ans sauf convention contraire.

Cette acceptation vaut engagement. Elle ne se rétracte pas et prive le preneur de toute contestation ultérieure sur le montant du loyer. Elle ne se justifie donc que si l’offre a été vérifiée, notamment au regard du plafonnement et de la valeur locative réelle du local.

Conseil d’expert : Ne réponds jamais dans la précipitation, même si l’offre paraît raisonnable. Une hausse de dix pour cent sur un loyer annuel de soixante mille euros représente cinquante-quatre mille euros sur la durée d’un bail de neuf ans. Le temps d’une expertise est toujours rentable au regard de cet enjeu.

Étape 2 : Accepte le principe mais conteste le loyer

C’est l’option la plus fréquente et la plus protectrice. Le preneur accepte expressément le principe du renouvellement, ce qui sécurise son maintien dans les lieux, tout en refusant le montant du loyer proposé et en formulant une contre-proposition chiffrée.

La rédaction doit être limpide sur cette dissociation. Une réponse ambiguë, qui rejette globalement l’offre sans distinguer le principe du prix, risque d’être analysée comme un refus de renouvellement, avec les conséquences que cela emporte sur l’occupation des locaux.

Conseil d’expert : Formule ta contre-proposition en visant expressément le plafonnement de l’article L. 145-34 et en contestant point par point les motifs de déplafonnement invoqués. Une réponse qui se contente de dire que le loyer est trop élevé n’a aucun poids devant le juge des loyers commerciaux.

Étape 3 : Refuse le renouvellement et libère les locaux

Le preneur peut aussi décliner l’offre et quitter les lieux à l’échéance du bail. Cette option se justifie lorsque le local ne correspond plus à l’activité, lorsque le loyer proposé rend l’exploitation non viable, ou lorsqu’un transfert est déjà engagé.

Attention aux conséquences. En refusant une offre de renouvellement régulière, le preneur ne peut prétendre à aucune indemnité d’éviction, puisque le bailleur n’a pas refusé le renouvellement. Il perd également la valeur de son droit au bail, qu’il aurait pu céder.

Étape 4 : Engage la procédure de fixation du loyer

À défaut d’accord amiable sur le loyer, deux voies s’ouvrent. La commission départementale de conciliation des baux commerciaux, composée paritairement, rend un avis non contraignant. Le juge des loyers commerciaux, qui est le président du tribunal judiciaire, fixe quant à lui le loyer de façon définitive.

La saisine préalable de la commission est souvent utile : elle est gratuite, permet un échange d’expertises et débouche fréquemment sur un accord. Elle ne fait toutefois pas obstacle à la saisine du juge en cas d’échec.

Étape 5 : Choisis la forme de la notification

La réponse se notifie par acte de commissaire de justice ou par lettre recommandée avec accusé de réception, selon ce que prévoient le bail et la nature de la position adoptée. En cas de doute, l’acte extrajudiciaire supprime tout débat sur la date et le contenu.

Vérifie systématiquement les stipulations du bail sur ce point. Certains contrats imposent une forme précise pour toute notification, et le respect de cette exigence conditionne l’opposabilité de la réponse au bailleur.

Que doit contenir la lettre de réponse ?

  • Le rappel du congé reçu et de sa date : Date de délivrance du congé, identité du commissaire de justice instrumentaire, date d’effet retenue, motifs invoqués par le bailleur et montant du loyer proposé. Ce rappel situe précisément la séquence procédurale.
  • L’identification des parties et du bail : Dénomination, forme juridique, siège social, numéro SIREN et représentant légal de chaque partie, puis date du bail initial, désignation des locaux, destination contractuelle, durée et montant du loyer en cours.
  • La position claire du preneur sur le renouvellement : Acceptation du principe du renouvellement, acceptation de l’intégralité de l’offre, ou refus, exprimé sans la moindre ambiguïté. La dissociation entre le principe et le prix doit apparaître de façon explicite lorsqu’elle est retenue.
  • Les réserves éventuelles sur le montant du loyer : Contestation motivée du loyer proposé, réfutation point par point des motifs de déplafonnement invoqués, référence au plafonnement de l’article L. 145-34 et contre-proposition chiffrée du preneur.
  • Les observations sur les autres clauses proposées : Toute modification des clauses et conditions du bail expiré, hors le prix, doit être relevée et discutée, car elle peut changer la nature juridique du congé et ouvrir un droit à indemnité d’éviction.
  • La proposition de négociation ou de saisine : Invitation à un échange sur le montant du loyer, avec la mention qu’à défaut d’accord la commission départementale de conciliation ou le juge des loyers commerciaux sera saisi dans les délais légaux.
  • La date, la signature et le mode de notification : Réponse datée et signée par le représentant légal du preneur, notifiée par acte de commissaire de justice ou par lettre recommandée avec accusé de réception selon ce qu’exigent le bail et la position adoptée.

Conseils pratiques pour le preneur

  • Vérifie la régularité formelle du congé : Acte extrajudiciaire, préavis de six mois, effet au dernier jour d’un trimestre civil, motifs précisés et reproduction des mentions imposées à peine de nullité. Un congé irrégulier ne produit aucun effet et le bail se poursuit par tacite prolongation.
  • Distingue toujours le principe du renouvellement et le prix : Accepter le principe tout en contestant le loyer sécurise ton maintien dans les lieux pendant la discussion. Une réponse globale et ambiguë risque d’être lue comme un refus de renouvellement, avec perte du local à la clé.
  • Fais-toi assister pour l’évaluation du loyer : Un expert en valeur locative et un avocat spécialisé en baux commerciaux déterminent si le plafonnement s’applique et si les motifs de déplafonnement invoqués tiennent. Le coût de cette analyse est sans commune mesure avec l’enjeu sur neuf ans.
  • Contrôle les clauses autres que le loyer : Une offre modifiant la destination, la répartition des charges ou les obligations des parties n’est pas une simple offre de renouvellement. Cette requalification peut ouvrir un droit à indemnité d’éviction, ce qui change radicalement le rapport de force.
  • Réponds par acte extrajudiciaire si le bail l’exige : Certains baux imposent une forme précise pour toute notification. En cas de doute, l’acte de commissaire de justice supprime tout débat sur la date et le contenu de ta réponse, pour un coût limité au regard de l’enjeu.
  • Surveille la prescription biennale : Les actions relevant du statut des baux commerciaux se prescrivent par deux ans, ce qui encadre la contestation du congé comme la demande de fixation judiciaire du loyer. Négocier jusqu’au dernier moment revient à négocier sans levier.

Conseil d’expert : Calcule le coût total de l’offre sur la durée du bail renouvelé avant de répondre, indexation comprise. Un loyer présenté comme en hausse modérée peut représenter plusieurs dizaines de milliers d’euros supplémentaires sur neuf ans, montant à comparer avec le coût d’une expertise et d’une procédure de fixation.

Points clés à retenir

La réponse au bailleur suite à un congé avec offre de renouvellement se joue sur une distinction essentielle : celle entre le principe du renouvellement et le montant du loyer. Accepter le principe tout en contestant le prix est presque toujours la position la plus protectrice, car elle sécurise le maintien dans les lieux pendant que la discussion se poursuit, le cas échéant devant la commission départementale de conciliation puis le juge des loyers commerciaux. Trois vérifications s’imposent avant toute réponse. 

La régularité formelle du congé, qui doit être délivré par acte extrajudiciaire six mois avant l’échéance avec les mentions imposées à peine de nullité. Le bien-fondé du loyer proposé, en principe plafonné par la variation de l’indice sauf motif de déplafonnement limitativement énuméré par l’article L. 145-34. Et la teneur des autres clauses, une offre modifiant les conditions du bail expiré hors le prix pouvant être requalifiée en refus de renouvellement, ouvrant droit à indemnité d’éviction. Enfin, la prescription biennale encadre l’ensemble des actions et impose d’agir sans attendre.

Questions fréquemment posées

Qu’est-ce qu’un congé avec offre de renouvellement ?
Quand dois-je répondre au bailleur ?
Peut-on accepter le renouvellement en contestant le loyer ?
Que se passe-t-il en l’absence de réponse ?
Le loyer renouvelé peut-il être déplafonné ?
Qui fixe le nouveau loyer en cas de désaccord ?
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