Home
/
Entreprise
/
Convocation à l'entretien préalable pour une sanction autre que le licenciement

Modèle d'invitation à une réunion préliminaire concernant une sanction autre que le licenciement

Convocation à l'entretien préalable pour une sanction autre que le licenciement
Mis à jour
21
/
01
/
2026
Noms similaires
Invitation à un entretien disciplinaire, Convocation à une mesure corrective
+ 0de plus
Afficher moins
Similar Tag Sample
Créez facilement et rapidement des documents juridiques
Pas besoin d’avocats onéreux
Accessible à tout moment, partout dans le monde
Des documents juridiques personnalisés pour vos besoins
Convocation à l'entretien préalable pour une sanction autre que le licenciement
Créer un document

La convocation à l’entretien préalable pour une sanction autre que le licenciement est une étape essentielle dans le cadre d’une procédure disciplinaire. L’employeur doit la mettre en place dès qu’une mesure écrite ou ayant un impact notable sur les conditions de travail est envisagée. Comme cette étape est strictement encadrée par le Code du travail, il est indispensable de comprendre précisément son rôle, son contenu et les règles qui l’entourent.

Dans cet article, tu découvriras ce qu’est cette convocation, quand tu dois l’utiliser, comment la rédiger correctement et quelles informations elle doit impérativement inclure pour respecter la législation française.

Table des matières

Qu’est-ce qu’une invitation à un entretien préalable pour une sanction autre que le licenciement ?

Une invitation à un entretien préalable pour une sanction autre que le licenciement est une lettre formelle qui permet d’informer un salarié qu’un entretien va être organisé avant l’éventuelle prise d’une sanction disciplinaire. On l’utilise pour toutes les sanctions écrites ou impactant le travail du salarié : avertissement, blâme, mise à pied disciplinaire, mutation disciplinaire ou réduction de primes liées au comportement.

Cette convocation est obligatoire car elle garantit le respect du principe du contradictoire. L’article L1332-2 du Code du travail exige que l’employeur écoute les explications du salarié avant toute sanction. Le salarié peut se défendre, présenter des éléments ou corriger des faits qui auraient pu être mal interprétés. Cela protège à la fois l’employeur et l’employé contre une sanction injustifiée ou mal fondée.

Conseil d’expert : Il faut toujours vérifier si les faits reprochés relèvent réellement d’une faute disciplinaire au sens juridique. Certains comportements relèvent du management, d’autres de la discipline. Une mauvaise qualification des faits peut rendre toute la procédure nulle. En cas de doute, il faudra décider si le comportement viole une règle, une consigne écrite ou une obligation contractuelle.

Quand envoyer une invitation à un entretien préalable pour une sanction autre que le licenciement ?

Tu dois utiliser cette convocation dès lors que la sanction envisagée dépasse la simple remarque verbale. La loi impose cette étape pour toutes les mesures disciplinaires sérieuses, notamment lorsqu’elles ont un effet durable sur le travail ou le statut du salarié.

Situation 1 : faits fautifs observés dans l’entreprise

Lorsque l’employeur constate un comportement fautif, comme des retards répétés, le non-respect des instructions, un refus d’exécuter une tâche ou des propos déplacés envers un collègue, la convocation à un entretien préalable devient indispensable dès qu’une sanction écrite est envisagée. 

Cette étape permet d’aborder les faits avec le salarié, de comprendre les circonstances réelles et de vérifier si le comportement fautif est isolé, récurrent, volontaire ou lié à un contexte particulier (charge de travail, problème organisationnel, difficulté personnelle). Elle sert aussi à  garantir que le salarié a pleinement connaissance de ce qui lui est reproché et qu’aucune décision ne sera prise sans lui donner la possibilité de s’expliquer. En procédant ainsi, l’employeur respecte le principe du contradictoire et sécurise juridiquement l’éventuelle sanction.

Situation 2 : manquements ayant un impact sur l’activité ou la sécurité

Certaines fautes n’entraînent pas immédiatement un licenciement, mais elles peuvent nuire au bon fonctionnement de l’entreprise ou mettre en danger les salariés, les clients ou les équipements. C’est le cas, par exemple, lorsqu’un salarié commet une erreur professionnelle sérieuse, ne respecte pas les protocoles de sécurité ou s’absente de manière injustifiée à un moment crucial.

Dans ce type de situation, la convocation à un entretien préalable permet à l’employeur de documenter factuellement les conséquences du manquement et de vérifier dans quelle mesure le salarié a conscience des impacts de son action. Cette rencontre est également l’occasion d’évaluer si la faute résulte d’une négligence exceptionnelle, d’un manque de formation ou d’un comportement délibéré. Cette conversation aidera ainsi l’employeur à adapter la sanction de manière proportionnée, tout en renforçant la traçabilité de la procédure disciplinaire.

Situation 3 : sanction modifiant les conditions de travail

Lorsqu’une sanction disciplinaire entraîne une modification réelle des conditions de travail, l’entretien préalable est non seulement obligatoire, mais aussi déterminant pour l’équilibre de la relation professionnelle. Une mutation disciplinaire, un changement d’horaires imposé ou le retrait de certaines responsabilités peuvent avoir des conséquences importantes pour le salarié, tant sur l’organisation de sa vie personnelle que sur son statut professionnel. L’entretien permet donc d’expliquer clairement les raisons qui motivent la sanction et de faire en sorte que le salarié mesure l’impact des faits qui lui sont reprochés. 

C’est aussi l’occasion de lui d’exposer les éventuelles contraintes qu’une telle modification impliquerait, ou encore d’apporter des éléments qui pourraient amener l’employeur à réviser son appréciation. En respectant cette étape, l’employeur garantit la transparence de la procédure et évite des décisions unilatérales susceptibles d’être contestées.

Comment rédiger une invitation à un entretien préalable pour une sanction autre que le licenciement ?

La rédaction doit suivre une structure claire et respecter les règles légales. Une convocation mal rédigée peut rendre la sanction irrégulière et entraîner son annulation devant le conseil de prud’hommes.

Étape 1 : préciser l’objet de la convocation

L’objet de la convocation doit être formulé de manière explicite afin que le salarié comprenne immédiatement qu’il est convoqué à un entretien préalable en vue d’une éventuelle sanction disciplinaire. Cette précision est essentielle car elle garantit que l’employé soit bien informé de la nature exacte de la procédure engagée à son encontre. 

Conseil d’expert : Mentionner brièvement les faits reprochés permet de donner un cadre clair à la convocation sans pour autant accuser ou qualifier juridiquement les faits. Cela évite toute ambiguïté et montre que l’employeur souhaite entendre la version du salarié avant d’envisager une décision, conformément au principe du contradictoire.

Étape 2 : indiquer la date, l’heure et le lieu de l’entretien

La convocation doit mentionner une date, une heure et un lieu précis pour permettre au salarié de s’organiser. Ces informations doivent être rédigées de manière parfaitement lisible afin d’éviter toute confusion. Le respect du délai légal minimal de cinq jours ouvrés entre la notification de la convocation et l’entretien est impératif car il garantit le temps nécessaire à la préparation du salarié, notamment s’il souhaite réunir des éléments, consulter un représentant du personnel ou solliciter un conseiller extérieur. Ce délai participe crée donc  une équité au sein de la procédure disciplinaire.

Conseil d’expert : Assure-toi que la date d’entretien choisie respecte non seulement le délai légal de cinq jours ouvrés, mais aussi les disponibilités minimales du salarié (horaires de travail, absence programmée, arrêt maladie). Un entretien organisé à un créneau inadapté peut être contesté pour atteinte au droit de se défendre.

Étape 3 : rappeler le droit d’être assisté

Le salarié doit être clairement informé de la possibilité de se faire assister lors de l’entretien, soit par un collègue de l’entreprise, soit par un conseiller extérieur inscrit sur une liste officielle en l’absence de représentants élus. Ce droit, prévu par le Code du travail, n’est pas une simple formalité; il permet au salarié d’être soutenu, conseillé et accompagné lors d’un moment potentiellement délicat. 

Conseil d’expert : Omettre le droit d’être assisté peut rendre la procédure irrégulière et fragiliser la sanction ultérieure. En précisant cet élément dans le courrier, l’employeur démontre qu’il respecte le cadre légal et qu’il souhaite mener la procédure de façon légale et transparente.

Étape 4 : annoncer qu’une sanction disciplinaire est envisagée

La convocation doit indiquer que la sanction envisagée n’est pour l’instant qu’une possibilité et que l’entretien a justement pour but d’entendre les explications du salarié avant toute prise de décision. L’employeur ne doit pas annoncer la sanction exacte, afin de ne pas donner l’impression que la décision est prise à l’avance. 

Conseil d’expert : Cette formulation permet d'éviter toute accusation de procédure fictive et confirme que l’entretien est bien une étape d’échange, où les arguments du salarié seront considérés. Cette transparence renforce ainsi la validité juridique de la démarche.

Étape 5 : formaliser correctement l’envoi

La convocation doit être envoyée de façon à pouvoir prouver sa remise au salarié, soit par lettre recommandée avec accusé de réception, soit par remise en main propre contre signature. Cette formalisation protège l’employeur en cas de contestation et permet d’établir précisément le point de départ du délai légal de cinq jours ouvrables. Une bonne traçabilité est indispensable, car l’absence de preuve peut invalider toute la procédure. 

Conseil d’expert : Pour éviter les erreurs de forme ou les oublis, s’appuyer sur un modèle juridiquement conforme, comme ceux générés via Legally.io, est une manière efficace de sécuriser l’ensemble du processus disciplinaire.

Que doit contenir une invitation à un entretien préalable pour une sanction autre que le licenciement ?

Pour être juridiquement valable, la convocation doit intégrer plusieurs éléments indispensables. Chacun d’eux contribue à démontrer que la procédure disciplinaire a été menée dans les règles.

  • L’identification complète des parties: La lettre doit préciser le nom de l’entreprise, son adresse, l’identité du représentant qui convoque cet entretien et celle du salarié concerné. Cela garantit qu’aucune confusion n’est possible concernant les personnes impliquées dans la procédure.
  • L’objet exact de la convocation: La mention explicite “entretien préalable à une sanction disciplinaire” est indispensable. Elle informe le salarié du cadre légal de l’entretien et lui permet de se préparer correctement.
  • La description des faits reprochés: L’employeur doit indiquer quels faits motivent la procédure. L’objectif n’est pas de présenter l’intégralité du dossier, mais d’expliquer la raison de la convocation. Une formulation trop vague peut impacter le processus.
  • Les modalités détaillées de l’entretien: Le courrier doit  obligatoirement indiquer la date, l’heure, le lieu et le rappel du droit d’être assisté. Si l’une d’elles n’est pas présente, la sanction peut être annulée pour non-respect de procédure.
  • Les bases légales éventuelles: Même si ce n’est pas obligatoire, mentionner l’article L1332-2 du Code du travail renforce la transparence de la procédure. Les modèles Legally.io incluent automatiquement ces références lorsqu’elles sont pertinentes.

Conseil d’expert : Relis toujours ton courrier en vérifiant que chaque mention obligatoire figure bien dans le document. Les omissions les plus fréquentes concernent le droit d’être assisté et l’objet précis de la convocation. Même s’il est involontaire, un oubli peut suffire à invalider la sanction disciplinaire lors d’un contrôle du juge.

Conseils pratiques pour rédiger une invitation à un entretien préalable pour une sanction autre que le licenciement

Pour sécuriser la procédure disciplinaire, il est important de respecter les bonnes pratiques de rédaction.

  • Adopte un ton neutre et factuel: La convocation n’est pas une lettre de reproche. Elle doit rester neutre, descriptive et dépourvue de jugement. Elle doit montrer que l’employeur n’a pas encore pris sa décision et que l’entretien a pour but d’entendre les explications du salarié.
  • Fais attention aux délais: Le respect des délais est crucial. Le salarié doit recevoir la convocation suffisamment tôt (généralement 5 jours ouvrés) pour préparer sa défense. En cas de non-respect, la sanction peut être annulée, même si les faits reprochés sont avérés.
  • Veille à la preuve de la remise: Tu dois impérativement conserver une preuve écrite de la remise ou de l’envoi de la convocation. Cela te protégera en cas de contestation ultérieure et permet de démontrer que la procédure s’est déroulée correctement.
  • Sécurise le document avec un modèle conforme: Pour éviter les oublis, utilise un document généré via Legally.io. Les modèles sont fiables et mis à jour régulièrement selon les évolutions du droit du travail français, ce qui réduit considérablement les risques d’erreur.

Conseil d’expert : Conserve les preuves et documents liés à la procédure disciplinaire comme les emails, rapports internes, témoignages et comptes rendus. Une bonne organisation permet non seulement de sécuriser la sanction mais aussi de défendre ta position en tant qu’employeur en cas de contestation devant le conseil de prud’hommes.

Points clés à retenir

L’invitation à un entretien préalable pour une sanction autre que le licenciement est une étape obligatoire de la procédure disciplinaire dès qu’une sanction est envisagée. 

Ce document doit être précis, complet, juridiquement conforme et envoyé dans les délais légaux.  Une bonne rédaction protège à la fois l’employeur et l’employé, en assurant une procédure équilibrée devant la loi. Grâce à une méthodologie claire et des modèles fiables, il est possible de rédiger cette invitation efficacement et d’éviter les erreurs.

Questions fréquemment posées

Dans quelles situations doit-on envoyer une convocation à un entretien préalable à un salarié ?
Dans quel délai cette convocation doit-elle être adressée au salarié ?
Existe-t-il des règles spécifiques à respecter pour une convocation à un entretien préalable à une sanction autre que le licenciement ?
Quel est l’objectif de l’entretien préalable avant une sanction autre que le licenciement ?
Qu’est-ce qu’une mesure disciplinaire ?
Existe-t-il un délai entre l’entretien et la notification de la sanction disciplinaire ?
Convocation à l'entretien préalable pour une sanction autre que le licenciement
Créer un document
Fermer
Document Popup Title
Il s’agit d’un exemple de prévisualisation. Le document final sera adapté à vos besoins en fonction des informations que vous fournirez aux étapes suivantes.
Créer un document